J’ai 12 ans tu me démontres que ce en quoi je croyais, ce que j’avais appris était faux. Tu démontes mon univers. J’ai 30 ans et j’ai créé mon propre schéma, ma propre vie sans que tu ne sois vraiment là.
J’ai 13 ans tout se bouscule, je comprends, je déraille. J’ai 30 ans, j’ai reconstruit, avancé mais il reste à faire des progrès.
J’ai 15 ans tu m’insultes, me ravages, et m’abaisses. J’ai 30 ans t’arrives encore à abîmer des moments de ma vie, mais je reprends le dessus plus vite et passe à autre chose.
J’ai 18 ans, je m’enfuie loin de tout ça, de ce cauchemar, et me noie dans ce que je peux. J’ai 30 ans, je vais bien, j’ai repris le dessus grâce à moi-même.
J’ai 22 ans, il nous quitte, tu ne m’épargnes pas, mais je résiste. J’ai 30 ans et je me souviens.
J’ai 24 ans ma vie change et je te la mets en pleine face. J’ai 30 ans et j’assume comme à 24.
J’ai 30 ans, je suis moi, et il faudrait prendre garde à ce que tout ça ne se retourne pas un jour contre toi.