Ce soir, et pour mon retour, j’ai décidé de faire l’éloge d’un chef. Mon chef. Ne vous emballez pas,
je ne suis pas passée du côté obscur de la force. Quoique, moi aussi à ce niveau là, je veux bien prendre sa place, et sa paye avec (tant qu’à faire).
Je dresse le décor, une boîte lugubre, un bureau du même acabit. Monsieur est débordé… a changer une ampoule dans les toilettes, a remettre des
essuie-mains, j’en passe et des meilleurs que même dans les perles sur Internet on n’y croirait pas tellement c’est énorme.
Mais Monsieur n’est pas que ça. Il peut-être également très agaçant au point que je gueule dans un couloir. Le code du travail pour lui se résume
à un truc écrit tout petit et qui je cite « fais chier ». En plus, il a du vocabulaire, c’est un délice.
Mais il peut parfois être drôle (du moins de mon point de vue). Je remplace le décor, boîte toujours lugubre, salle de réunion lugubre. Monsieur
part dans les explications d’une nouvelle application. Ca part dans tous les sens, ce n’est pas préparé, je me marre intérieurement. Il s’éloigne du sujet, tout le monde se regarde en se
demandant où il veut en venir. Il s’embrouille dans ses explications, raconte n’importe quoi et croise mon regard. Je prends un air interloqué et là, il panique. Il sait que je sais qu’il raconte
n’importe quoi. Il me demande alors à voix haute :
- « Heuuuu FFC, il
y a un problème, euhhhhh »
Et moi qui réponds tranquillement
- « Non,
non. »
Il continue de plus belle, perd le contrôle et là j’interviens très élégamment, en reprenant tout depuis le début. L’explication n’a rien a voir
avec la sienne, tient debout, et tout le monde se marre en coin. Effet garanti.
Je vous ferai grâce du côté, mail à l’ensemble du personnel où il explique qu’on ne pourra pas aller « pisser » pendant une journée
pour cause de travaux, ou encore du faites gaffe à vos dossiers « ça fait chier » tout le monde. Je passe également sur le changement de décisions toutes les deux semaines, histoire que
plus personne trame rien à rien, etc, etc… Non vraiment un pur bonheur. C’est vraiment dommage que vous ne le connaissiez pas.